3 stratégies d’investissement immobilier adaptées aux retraités

3 stratégies d’investissement immobilier adaptées aux retraités
La retraite est souvent le moment idéal pour repenser sa stratégie patrimoniale. C’est aussi une période propice pour générer des revenus complémentaires ou préparer une transmission en toute sérénité. L’immobilier reste une valeur refuge prisée, notamment pour sa stabilité et sa capacité à produire du rendement. Voici trois approches particulièrement adaptées aux retraités : l’investissement locatif, les SCPI et le crowdfunding immobilier.
1. L’investissement locatif : bâtir et transmettre
Investir dans un bien immobilier destiné à la location permet de se constituer un patrimoine tangible tout en générant des revenus réguliers. C’est une stratégie qui convient aux retraités disposant d’un capital de départ ou d’une capacité d’emprunt encore possible.
Les dispositifs fiscaux existants permettent d’alléger la fiscalité. Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), par exemple, offre une fiscalité avantageuse grâce à l’amortissement du bien et la déduction des charges. D’autres régimes comme la loi Malraux ou le dispositif Denormandie peuvent également convenir pour les projets de rénovation dans des zones éligibles.
Cette solution implique cependant une gestion locative, sauf si vous déléguez à un professionnel. Elle demande aussi une certaine implication, notamment pour la sélection du bien et la gestion des éventuels travaux.
En savoir plus sur l’investissement locatif
2. Les SCPI : simplicité et revenus passifs
Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) permettent d’investir dans l’immobilier sans avoir à gérer directement un bien. En achetant des parts, vous devenez associé d’une société de gestion qui se charge de l’acquisition, de la location et de la maintenance d’un parc immobilier diversifié.
Les revenus générés sont distribués trimestriellement, et les rendements observés en 2024 se situaient en moyenne entre 4 % et 6 % brut annuel. Les SCPI permettent d’investir dans des actifs variés : bureaux, santé, commerce ou encore immobilier européen, avec une mutualisation des risques appréciable.
Il s’agit toutefois d’un placement à envisager sur le long terme. La liquidité est réduite, et il est recommandé de conserver ses parts pendant au moins huit ans pour optimiser fiscalité et performance.
3. Le crowdfunding immobilier : dynamisme et accessibilité
Accessible dès 1 000 €, le crowdfunding immobilier séduit de plus en plus de retraités grâce à sa souplesse et son rendement attractif. Cette solution permet de financer des projets de construction ou de rénovation portés par des promoteurs, via des plateformes spécialisées comme Homunity.
Le rendement moyen brut annuel observé en 2024 était de 10,55 %, avec des durées d’investissement comprises entre 12 et 36 mois. L’investissement est 100 % digital, sans gestion locative, et vous recevez votre capital et vos intérêts à l’échéance du projet.
Les revenus issus du crowdfunding immobilier sont fiscalisés comme des intérêts et soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, réparti entre 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Toutefois, il est possible d’opter pour une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu, si cette option est plus avantageuse selon votre situation fiscale.
Il est essentiel de noter que le régime fiscal applicable dépend de la situation personnelle de chaque investisseur, notamment de son revenu fiscal de référence. Il est donc recommandé d’évaluer les deux options fiscales avant chaque déclaration.
Par ailleurs, le capital investi dans un projet de crowdfunding immobilier est bloqué pendant toute la durée de l’opération, en général entre 12 et 36 mois, voire plus en cas de retard. Comme pour tout placement, des risques existent, notamment de perte en capital et d’illiquidité. C’est pourquoi il est fortement conseillé de diversifier ses investissements sur plusieurs projets pour mieux répartir le risque.
Découvrir le crowdfunding immobilier
Pourquoi investir après la retraite ?
Investir à la retraite présente de nombreux avantages. Cela permet notamment de compléter sa pension, préserver son pouvoir d’achat dans un contexte inflationniste, et anticiper la transmission de son patrimoine. L’immobilier, sous ses différentes formes, reste un outil puissant pour répondre à ces objectifs.
Cependant, chaque placement comporte des risques. Il n’existe pas de solution sans aléa. La prudence s’impose, et la diversification reste la meilleure alliée pour sécuriser vos investissements.
En résumé
Il existe plusieurs façons d’investir dans l’immobilier à la retraite, selon votre profil et vos objectifs. L’investissement locatif vous permet de construire un patrimoine et de percevoir des loyers. Les SCPI sont parfaites pour générer des revenus passifs sans gestion. Et le crowdfunding immobilier offre une alternative dynamique et accessible à court ou moyen terme.
Foire aux questions
Quelles sont les meilleures stratégies immobilières pour les retraités ? L’investissement locatif, les SCPI et le crowdfunding immobilier sont trois approches complémentaires.
Quels rendements peut-on espérer ?
- SCPI : entre 4 % et 6 % brut annuel
- Crowdfunding immobilier : entre 8 % et 12 % brut annuel, selon les projets
Quels sont les risques ? Perte en capital, faible liquidité (notamment pour les SCPI), et aléas liés aux marchés ou aux opérations.